Le travail peut réaliser le bonheur de l'homme. Grâve à l'activité laborieuse, il peut humaniser sa vie et se reconnaître dans ses créations. De plus, par le travail, l'homme s'affranchit de son animalité et de sa dépendance eu égard à la nature. TOUTEFOIS, le travail est souvent forcé et contraint, dicté par des impératifs sociaux et économiques. L'homme serait bien plus heureux s'il pouvait se passer de travailler pour se consacrer à ses loisirs.Or, cette tradition n'est pas seulement une ménagère qui se contente de garder fidèlement ce qu'elle a reçu et le transmet sans changement aux successeurs; elle n'est pas une immobile statue de pierre, mais elle est vivante et grossit comme un fleuve puissant qui s'amplifie à mesure qu'il s'éloigne de sa source. HEGEL Introduction Lorsque nous contemplons la civilisation et la culture dans lesquelles nous vivons, et que nous disons que c'est notre époque, il ne faut pas oublier tout ce que ce temps présent doit aux générations passées : c'est ce que rappelle Hegel dans ce texte, en montrant ce qu'est la « tradition » et comment elle vit encore au présent. Après avoir rappelé que le présent est avant tout l'héritage du passé, Hegel illustre son propos par deux exemples (les « arts de la vie extérieure » et les sciences, particulièrement la philosophie) avant de montrer que cet héritage, loin d'être inerte, fait partie de la dynamique du temps humain qui va de l'avant « comme un fleuve puissant ». Nous pourrons, en terminant, discuter cette image du fleuve et ses implications. Étude ordonnée et intérêt philosophique Nous avons souvent tendance à nous attribuer le mérite des réalisations de « l'époque contemporaine » et à nous vanter des progrès réalisés par rapport aux générations précédentes; en quoi, nous dit Hegel, nous avons la mémoire courte, car tout ce qui constitue notre présent « ne s'est pas produit de façon immédiate ». Ce « trésor de raison consciente d'elle-même », c'est-à-dire tout ce que les hommes ont pensé, voulu et réalisé, constitue « essentiellement un héritage », celui de « toutes les générations antérieures du genre humain ». Deux points doivent ici retenir notre attention. Tout d'abord, la notion d'héritage, de patrimoine replace la civilisation dans sa dimension temporelle, historique : nous ne pouvons comprendre le monde qui nous entoure et sa valeur si nous ne prenons pas conscience du temps qui a été nécessaire pour le constituer génération après génération. Le « sol du temps présent » est une couche bien fine au regard de toutes les strates plus anciennes qui forment le véritable terreau nourricier. Ensuite, Hegel souligne que nous bénéficions aujourd'hui du fruit d'un travail.
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