2Le point de départ de la recherche de S.L. est la relation étroite unissant la langue officielle du roi et la parole de justice : « langue des rois et langue de justice sont deux notions qui se recouvrent étroitement durant tout le Moyen Âge » (p. 13). Une telle considération se justifie par l’appréhension originellement augustinienne du pouvoir royal et de sa mission. C’est pourquoi la représentation du roi comme dispensateur de la justice est fondamentale et imprègne la culture savante de tout le Moyen Âge. Mais, si le roi est la source de toute justice, l’exercice de celle-ci est déléguée, surtout à partir de la fin du XIIe siècle (redécouverte du droit savant romain) à des spécialistes qui seront soucieux de construire leur propre univers, soutenu par une langue savante et spécialisée, latine. Il était nécessaire, dans cette perspective, de rappeler les grands traits de l’histoire du droit en relation avec la langue (latin vs français juridique), ce que S.L. fait avec brio, dans une belle synthèse, concise et claire (p. 28-36). Après un petit survol du français juridique dans les autres pays de la Romania (p. 36-44), l’auteur entreprend de considérer ce qui est le noyau fondateur du travail, en termes de sources, à savoir les chartes de France, auxquelles est consacré tout le second chapitre du livre.3
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