Maïs Starlink
Starlink est la marque commerciale d’une variété transgénique résistante aux insectes de maïs mis au point par Aventis. Le mais starlink est une variété de maîs jaune obtenu par génie génétique pour produire une protéine Cry9C à caractère insecticide. Cette protéine est codée par un gène (cry9C) de la bactérie Bt (Bacillus thuringiensis). Mais on s’est avéré que ces plantes présentes une forte concentration en toxine par rapport aux plantes non transformées. A partir de 1998, l’EPA a mis des restrictions quant à la culture et la commercialisation du mais starlink aux Etats Unis car la protéine Cry9C présentait une caractéristique d’allergène.
4.- Le débat santé
• Intoxication alimentaire
Le génie génétique peut aboutir à la production de produits alimentaires toxiques de multiples façons. Des plantes aussi communes que la tomate ou la pomme de terre produisent dans leurs feuilles des produits toxiques absents des fruits ou des tubercules. II faut donc prendre garde à ce que les modifications génétiques introduites dans la plante n'induisent pas l'apparition de ces produits dans les parties comestibles, ni immédiatement, ni à plus long terme.
Affaire pusztai et effet toxique des plantes transgéniques : pomme de terre
Une introduction d’un gène qui code pour la lectine GAN (l'agglutinine de Galanthus nivalis, un genre d'anémone) a été réalisée au niveau de la pomme de terre pour renforcer sa résistance aux insectes et aux nématodes. D’après une étude toxicologique d’Ewen et Pusztai (publié dans The Lancet à la fin de 1999), ils ont observés des effets négatifs, en particulier sur l'appareil digestif, avec prolifération de mucosités gastriques chez les rats nourris de ces O.G.M.
Les rats nourris de pommes de terre ordinaires auxquelles on a ajouté de la lectine GAN ne les présentent pas. Pour les auteurs, l'effet inattendu de prolifération est dû soit à l'expression d'autres gènes de la construction, soit à un effet de position provoqué par l'insertion du gène GAN dans le génome de la pomme de terre. Cette étude détaillée, portant sur de jeunes rats dont on examine et pèse les organes avec soin et dont on étudie le système immunitaire, est beaucoup plus précise que les essais habituels de nutrition avec des plantes transgéniques.
Affaire Seralini et effet toxique du Round Up sur les rats (31)
Tumeurs mammaires chez les femelles, troubles hépatiques et rénaux chez les mâles, espérance de vie réduite sur les animaux des deux sexes... L'étude conduite par le biologiste Gilles-Eric Séralini (université de Caen) et parue dans la revue Food and Chemical Toxicology suggère des effets délétères, sur le rat, de la consommation d'un maïs génétiquement modifié – le NK603, commercialisé par la firme Monsanto – associé ou non au Round-Up, l'herbicide auquel il est rendu tolérant.
Les auteurs ont mis en place un protocole expérimental particulièrement ambitieux. Ils ont testé – sur un total de plus de 200 rats, et pendant deux ans – les effets d'un régime alimentaire composé de trois doses différentes du maïs transgénique (11 %, 22 % et 33 %), cultivé ou non avec son herbicide-compagnon.
Sur l'ensemble des groupes traités, les différences les plus significatives avec le groupe témoin apparaissent au bout d'environ un an. Chez les mâles, les congestions et les nécroses du foie sont 2,5 fois à 5,5 fois plus fréquentes. Ces derniers souffrent également 1,3 fois à 2,3 fois plus d'atteintes rénales sévères. Les tumeurs mammaires ont été également plus fréquemment observées dans tous les groupes traités, mais pas toujours de manière statistiquement significative.
Quant à la mortalité, elle a également été accrue dans l'ensemble des groupes traités. Selon les auteurs, le Round-Up pourrait donc se comporter comme un perturbateur endocrinien. Très médiatisée, cette étude a été réfutée par une grande partie de la communauté scientifique pour des lacunes rédhibitoires dans le protocole expérimental, néanmoins elle montrait que des études plus longues que celles généralement effectuées par les firmes créatrices de ces OGM, étaient nécessaires.
• Résistance aux antibiotiques
Le transfert de gènes de la plante vers la bactérie est possible : lorsque les plantes se dégradent, elles laissent leur ADN dans le sol, où il peut être recapté par des bactéries. Ainsi, un gène de résistance aux antibiotiques peut s'intégrer aux bactéries, les rendant résistantes à une classe de médicaments (ex. Ampicilline utilisée pour combattre certaines maladies) - la plupart des plantes transgéniques contiennent un gène de résistance aux antibiotiques.
Tomate Flavr Savr
C’est une variété de tomate transgénique qui fut commercialisée aux États-Unis de 1994 à 1996. Afin de faciliter l'identification des plantes portant le gène modifié, la modification de « mûrissement retardé » fut adjointe d'un marqueur génétique, dans ce cas un segment de gène conférant à la plante une résistance à un antibiotique particulier, la kanamycine. Bien que la kanamycine ne figure pas parmi les antibiotiques les plus importants, la question se posa d'une évolution possible de la bactérie résistante à un antibiotique et pouvant développer une résistance génétique à d'autres antibiotiques proches de la même « famille », et puisque différents types de bactéries peuvent parfois échanger du matériel génétique, cela posa la question de savoir s'il était convenable d'incorporer des gènes dans une souche de plante pour un avantage qui pourrait vraisemblablement avoir un futur effet négatif sur la santé publique.
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