Pour sa première visite en Russie depuis l'annexion de la Crimée, il y a neuf mois, Steinmeier n'a pas cherché à donner le change. « Il n’y a pas de fondement pour l’optimisme dans la situation actuelle », a convenu, mardi 18 novembre, le chef de la diplomatie allemande lors d’une conférence de presse commune avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. En diplomates chevronnés, les deux hommes s’en sont tenus au maigre fil des accords de Minsk, signés le 5 septembre pour instaurer un cessez-le-feu en Ukraine qui s’effiloche de jour en jour. « Même s’il y a des raisons de se dire que les obligations les plus importantes n’ont pas été remplies, l’abandon de ce document serait toutefois une grande perte », a relevé M. Steinmeier avant d’être reçu dans la soirée par Vladimir Poutine, comme il l’avait été, avec la même discrétion, lors de sa dernière visite en février.Dure mission que celle de l’envoyé spécial de la chancelière Angela Merkel : maintenir, coûte que coûte, le dialogue avec Moscou alors que dans l’est de l’Ukraine, dominé par les séparatistes prorusses, la situation continue de se dégrader, et alors que la quasi-reconnaissance par la Russie du scrutin séparatiste de début novembre a torpillé la partie politique de ces accords de Minsk, qui prévoyaient la tenue d’un scrutin local organisé conjointement avec Kiev.
« Le mutisme plutôt que le dialogue »
Faisant écho à son interlocuteur, le ministre des affaires étrangères russe a concédé lui aussi que « les accords de Minsk [n’étaient] pas parfaits, mais...
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