déficience visuelle, obésité, trouble du sommeil, baisse de production de la mélatonine, risque accru d'autisme... A force de trop regarder la télévision, voilà à quoi s'exposeraient les enfants. Publiés lundi 19 février dans la revue scientifique britannique Biologist, les travaux du docteur Aric Sigman - qui s'appuie sur l'analyse de 35 études scientifique - conclurent que la réduction du temps passé devant le petit écran par les enfants doit devenir "une priorité" au risque sinon d'aboutir au "plus grand scandale de notre temps".Ce n'est pas la première fois que des rapports et autres études s'inquiètent de la répercussion de l'usage immodéré de la télévision sur la santé psychique et physique des plus jeunes. Mais cette fois, la liste des risques encourus est longue et inquiétante. "C'est très bien d'alerter sur les méfaits, mais on ne peut pas mettre tous les maux - notamment l'autisme - sur le même plan, sinon les gens n'y croiront pas et la prévention sera inefficace", prévient le pédopsychiatre le Clerget, auteur d'Ils n'ont d'yeux que pour elle, les enfants et la télé (Fayard, 2002).Alors que faire? Hormis la signalétique mise en place par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en novembre 2002 visant à alerter les parents de la capacité de certains programmes à "nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral" de leurs enfants ou à les heurter "par leur caractère violent, érotique ou obscène", personne n'a encore jamais vu de campagne de prévention sur le "la télévision nuit à la santé, à consommer avec modération".Exagéré, diront certains. Pas si sur. Un parent ne peut plus se dire:"Ce n'est rien moi aussi je regardais la télévision". Car jamais une génération d'enfants n'a eu accès à un aussi grand nombre de chaines à toute heure de la journée, jamais ils n'ont été autant à disposer d'une télévision dans leur chambre et jamais les loisirs sur écran n'ont aussi nombreux."Les parents s'inquiètent plus de ce que leur enfant mange à la cantine que de ce qu'il regarde la télévision", constate Claude Allard, .Membre du conseil scientifique du Collectif inter-associatif Enfance et (CIEM), il regrette qu'en France "aucune étude épidémiologique, aucun travail clinique ne soit commandé sur "santé des enfants et télévision"."Le développement de la télévision arrange plein de monde", se désolent les docteur Allard et Clerget. Les parent, d'abord, qui peuvent transformer la télévision "en babysitter" et qui préfèrent des adolescents "scotchés" à leurs écrans plutôt que dans la rue à faire on ne sait quoi. Et les pouvoirs publics, qui n'ont pas à multiplier les terrains de sport et les activités culturelles et de loisirs pour que les jeunes s'épanouisent. M.Clerget craint que l'omniprésence des écrans dès le plus jeune âge fasse, dans quelques années ,"des adultes appauvris dans leur rapport à autrui", quasi " désinsérés". Alertez les bébés!
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